Le 4 août 1701 est signée la Grande Paix de Montréal entre les autorités coloniales et les délégués de plus de 30 nations autochtones. Après cinq années de pourparlers, cette entente négociée met fin au conflit franco-iroquois qui, malgré quelques trêves, a marqué le 17e siècle.
À l’époque, les Iroquois sont grandement affaiblis par ces conflits et la maladie. Les représentants du gouverneur Louis-Hector de Callière font alors une nouvelle proposition de paix à l’été 1700. Les Iroquois acceptent de participer à ces pourparlers, si bien qu’en juillet 1701, des délégations regroupant plus de 1300 individus de quatre des cinq nations iroquoises se présentent à Montréal.
Le texte de la Grande Paix de Montréal indique que les nations signataires devront s’en remettre aux Français en tant que médiateurs en cas de conflit et que, dans l’éventualité d’une guerre entre Français et Anglais, les Iroquois s’engagent à demeurer neutres.
La Grande Paix de Montréal, maintenue jusqu’à la veille de la Conquête, a permis d’assurer la paix durant près de 60 ans. Grâce aux différentes alliances tissées avec les Autochtones, la Nouvelle-France profite d’un accès à un immense territoire de traite et résiste militairement aux colonies britanniques jusqu’en 17601.
1 MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE. Exposition 1701 : La Grande Paix de Montréal, [En ligne]. http://grandepaix.pacmusee.qc.ca/fra/index.html (consulté en avril 2014)
RÉPERTOIRE DU PATRIMOINE CULTUREL DU QUÉBEC. Grande Paix de Montréal, [En ligne]. http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=13258&type=pge (consulté en avril 2014)