
La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB) est fondée le 26 mai 1907 par Marie Lacoste-Gérin-Lajoie et Caroline Béique. Il s’agit de la première association féministe canadienne-française. Elle réunit des associations féminines de tous genres et réussit, grâce à son féminisme chrétien, à réconcilier sa recherche de droits pour les femmes à son allégeance catholique.
La FNSJB s’investit dans trois types d’œuvres : charitable, économique et éducative. Elle milite pour de meilleures conditions de travail pour les femmes, pour le bien-être des enfants, pour l’accès à l’éducation supérieure pour les femmes, pour le droit de vote des femmes, mais surtout pour la réforme du Code civil du Québec. La modification du Code civil, et surtout des articles qui concernent la femme mariée, devient le grand combat de la FNSJB et de sa fondatrice, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie.
À partir de 1913, la FNSJB publie La Bonne Parole, journal mensuel qui est l’organe officiel de l’organisation.1
1LE COLLECTIF CLIO. L’histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles, Montréal, Le jour Éditeur, 1992, p. 347-348.
DICKINSON, John A. et Brian YOUNG. Brève histoire socio-économique du Québec (édition revue et augmentée), Québec, Septentrion, 2003, p. 295.
DUMONT, Micheline. « Les débuts du féminisme québécois : cent ans d'histoire pour la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste », Le Devoir, [En ligne]. http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/145063/les-debuts-du-feminisme-quebecois (Consulté en avril 2014).